Ma Réduction mammaire est-elle prise en Charge par la sécurité sociale ?
En France, pour bénéficier d’une prise en charge par la sécurité sociale pour une Réduction mammaire, le critère est la possibilité de retirer chirurgicalement 300 g de tissus mammaire par sein. Ce qui correspond globalement au volume d’une grosse pomme.
Ce, sans amputer le sein restant, et en garantissant de conserver un sein harmonieux, en accord avec votre morphologie.
Prise en charge de la réduction mammaire : les critères médicaux
La présence d’une Hypertrophie mammaire caractérisée peut être responsable d’une gêne sociale, esthétique et à l’habillage.
Elle peut aussi avoir des conséquences physiques directes :
- Lésions cutanées de macérations, de suintements, voire d’infections mycotiques locales.
- Mal de dos et douleurs cervicales (dorsalgies et cervicalgies).
Cela justifie d’une prise en charge de l’intervention par l‘Assurance Maladie.
La sécurité sociale a donc mis au point une série de règles conditionnant l’accès à la prise en charge de certains frais liés à votre intervention :
- Volume retiré : le chirurgien doit prévoir d’enlever au moins 300 grammes par sein, ce qui correspond généralement à une réduction d’environ deux bonnets.
- Présence de Symptômes physiques : douleurs dorsales, cervicales, aux épaules, irritations cutanées sous le pli mammaire, gêne dans la pratique sportive ou vestimentaire.
📌 À retenir : Si ces critères sont remplis, l’opération n’est pas considérée comme esthétique mais comme reconstructrice.
Cela ouvre droit à un remboursement de certains frais en lien avec votre intervention, à un remboursement secondaire de vos frais restants par votre assurance mutuelle, à un arrêt de Travail pendant et après votre intervention, et à une prise en charge des soins et médicaments post opératoires.
Réduction mammaire remboursée : comment ça marche ?
L’indication médicale est confirmée au cours de votre consultation et après examen médical avec votre chirurgien.
Dès photos de documentation sont réalisés en consultation et des examens radiologiques sont prescrits.
Le remboursement porte sur :
- Les frais de clinique, totalement pris en charge par la sécurité sociale.
- Les frais d’hébergement, totalement pris en charge par la sécurité sociale (hors options complémentaires).
- Prescription d’un Arrêt de Travail
- Soins infirmiers et Médicaments post opératoires
- Ouverture des droits à un remboursement des frais restants par votre assurance mutuelle.
Le remboursement ne couvre pas :
- Les honoraires chirurgicaux et anesthésiques
- Le vêtement de contention post opératoire
💡 Astuce : Les honoraires de Chirurgie et d’Anesthésie ne sont pas couverts par l’assurance Maladie.
Ils peuvent être remboursés secondairement par votre Assurance Mutuelle. Le montant de ce remboursement varie selon le contrat souscrit avec votre Assurance complémentaire santé.
Afin de connaître le montant remboursé par votre mutuelle, il convient d’établir un devis en consultation, et de l’adresser directement à votre assurance, à la suite de votre consultation.
La Réduction Mammaire peut elle être totalement remboursée par la Sécurité sociale ?
La prise en charge par la Sécurité sociale ne signifie pas que l’intervention est totalement gratuite.
Les Honoraires de Chirurgie et d’Anesthésie varient et dépendent de l’estimation du temps opératoire nécessaire à la réalisation de votre intervention (quantité de volume à retirer, technicité de l’intervention, longueur des cicatrices…), des gestes associés et de sa technicité.
Ceux-ci permettent la mise à disposition des moyens nécessaires, afin de réaliser votre Réduction Mammaire dans des conditions optimales de sécurité et de qualité, afin de toujours obtenir le meilleur résultat pour vous, sur le plan fonctionnel, et esthétique.
Ces frais peuvent être remboursés secondairement, partiellement ou totalement, par votre Assurance Mutuelle. Le montant de ce remboursement dépend du contrat et des options souscrites Auprès de votre assurance mutuelle.
À partir de quel Âge puis-je réaliser une réduction mammaire ?
L’intervention est envisageable dès la fin du développement mammaire, souvent à partir de 16 ans.
Une intervention plus tôt est discutable dans des cas très invalidants, ou de puberté précoce.

